CARREFOUR : plus d’achats au profit des colonies

Compte-rendu de l’action du 13 septembre à CARREFOUR

Ce samedi 13 septembre, une dizaine de membres de l’AFPS34 (Hérault) ont effectué une action devant le Carrefour de Saint Jean de Vedas (périphérie de Montpellier).

Un courrier avait été envoyé au directeur de la grande surface le 10 septembre avec, en pièce jointe, celui adressé par l’AFPS au PDG de Carrefour. Sans précisions sur notre venue.

A partir de 10h30 les militants se sont placés à l’entrée de la galerie marchande en distribuant des tracts.

Les photos des produits des colonies repérés auparavant dans le magasin étaient exposés sur des pancartes. Le président du GL et un adhérent ont entrepris de demander à rencontrer le directeur du magasin, mais notre présence était déjà signalée. Le responsable de la sécurité du Carrefour a appelé la gendarmerie ,qui est intervenue très rapidement (cinq gendarmes). Il a demandé que nous quittions le site immédiatement au prétexte que l’on importunait la clientèle.

Une longue discussion s’est engagée avec le commandant (?) de la gendarmerie et le responsable de Carrefour en s’appuyant sur l’avis de la MAE sur les risques à acheter des produits des colonies, sans arrêter la distribution des tracts aux clients qui entraient ou sortaient.

Nous avons expliqué que nous voulions simplement informer les consommateurs.

Finalement après avoir pris l’identité du président du GL, le commandant de la gendarmerie nous a autorisés à rester tout en maintenant une présence sur place pour observer notre comportement ! Ils ont demandé de ne pas prendre de photos des personnels de Carrefour et d’eux mêmes (droit à l’image).

Une fois le stock de 500 tracts épuisé, vers midi nous avons rangé notre matériel et prévenu les gendarmes et le responsable de Carrefour de notre départ.

Une nouvelle discussion s’est engagée, le commandant demandant si on allait recommencer l’opération et où. Il nous a recommandé de prévenir les autorités la prochaine fois, pour que notre sécurité soit assurée (sic), car des clients risqueraient de nous agresser, et que ça pourrait mal tourner faisant allusion aux interventions d’un autre groupe. Nous avons bien fait noter qu’il n’y avait eu aucun incident d’aucune sorte et insisté sur notre démarche : informer, discuter, convaincre en nous appuyant sur le droit international.

Le commandant voulait aussi savoir pourquoi nous avions ciblé Carrefour. Et là nous avons évoqué la charte éthique qui sert d’argument de vente sans être respectée le moins du monde etc.

Le responsable de Carrefour cherchait des arguments pour démontrer que notre action était inutile (« tout ça pour 3 ou 4 produits ») et enfin qu’elle portait préjudice aux personnes ayant un faible pouvoir d’achat (allusion aux « lingettes bébés Carrefour 1er prix » ciblées par nous). Nous avons répondu aimablement mais fermement, et réitéré notre souhait de rencontrer le directeur.

Globalement, les clients étaient réceptifs, certains ont longuement lu notre tract devant les gendarmes, et quelques clients ont été hargneux, sans qu’il y ait possibilité de discuter. Le GL34 a prévu de reconduire l’opération.

A cette occasion, nous avons repéré une nouvelle entreprise israélienne « ZEMACH » qui exporte des mangues, avocats, agrumes en provenance des territoires occupés (voir rapport de who profits : http://www.whoprofits.org/sites/default/files/agricultural_export___flash_report_0.pdf

les autres produits : lingettes  » Carrefour Baby  » et  » BB  »

et tout un rayon SODASTREAM avec le code 729 toujours indiqué sur le sodastream DYNAMO

A propos afps34

Association France Palestine solidarité Section de l'Hérault
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